• La City se renforce

    Posted on octobre 16, 2013 by in News

    Londres renforce sa position en tant que première place financière mondiale, notamment dans le cadre d’un nouvel accord entre Londres et Pékin pour faire de la City, la première place de trade et d’échange du yuan, la monnaie chinoise. En effet, l’accord cadre sino-britannique, signé mardi 15 octobre, doit renforcer le rôle de la City dans le négoce offshore du yuan, en permettant, notamment aux banques chinoises, d’opérer dans la première place financière européenne. La City s’offre ainsi une place de choix dans le processus de mondialisation de la devise chinoise. En échange, des banques chinoises pourront établir une tête de pont spécialisée dans les services aux entreprises dans la capitale britannique. Jusqu’à présent, les banques chinoises désireuses de s’implanter sur le Vieux Continent avaient préféré s’installer au Luxembourg – trois d’entre elles y sont établies – alors que les impératifs de transparence imposés par la Banque d’Angleterre les avaient dissuadées d’avoir pignon sur rue dans la City. Londres aurait exigé que les banques chinoises qui s’installeront dans la capitale britannique soient de simples succursales et non pas des filiales. En effet, depuis la crise financière de 2008, en cas de faillite d’un établissement financier, seules les secondes doivent être renflouées par le Trésor britannique. Le sort des succursales, en revanche, dépend du pays d’origine de la maison mère. La Prudential Regulation Authority (PRA), chargée de délivrer les licences bancaires, reste circonspecte. Le régulateur britannique s’inquiète notamment des liens opaques entre les institutions candidates et la finance de l’ombre, le secteur financier chinois non réglementé, en plein essor. Et plus particulièrement descrédits non régulés que ces banques octroient aux promoteurs immobiliers chinois. Reste que le marché chinois constitue un formidable enjeu pour la City. Tout d’abord, les investisseurs britanniques vont pouvoir s’enregistrer directement pourplacer leurs fonds dans des actions et obligations chinoises en yuan en court-circuitant les intermédiaires très coûteux de Hongkong. C’est la première fois que des opérateurs en dehors de la Chine bénéficient de pareil privilège. Les deux banques britanniques les plus actives en Chine, HSBC et Standard Chartered, sont en pole position pour tirer profit de cette opportunité. En savoir plus sur Le Monde.

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